Benelux
31 Mar. 2026
La lutte contre la fraude fiscale impliquant les cryptomonnaies reçoit un sérieux coup d’accélérateur. Lors d’une session d’experts, les administrations fiscales de la Belgique, des Pays‑Bas et du Luxembourg ont renforcé leur coopération. La réunion, organisée par le Secrétariat général du Benelux, doit conduire à une approche plus coordonnée de la lutte contre l’évasion fiscale via les crypto‑actifs.
Au centre des échanges figurait la mise en œuvre de nouvelles règles européennes et internationales, telles que la directive DAC8 et le cadre CARF de l’OCDE. Ces instruments doivent offrir aux administrations fiscales une meilleure visibilité sur les transactions en cryptomonnaies et accélérer l’échange d’informations sur les schémas suspects.
Les trois pays ont partagé leurs approches et leurs expériences. Les Pays‑Bas ont présenté une stratégie globale visant à intégrer les crypto‑actifs dans leur système fiscal national. La Belgique a exposé les défis liés à l’échange international de données, tandis que le Luxembourg a fait le point sur la transposition des nouvelles règles dans la législation nationale et dans ses systèmes informatiques.
Les Pays‑Bas ont également présenté un module de formation destiné aux agents des administrations fiscales. Celui‑ci doit les aider à mieux comprendre le monde complexe des crypto‑actifs et à mener des contrôles plus efficaces. Cette formation pourrait à l’avenir être utilisée également par la Belgique et le Luxembourg.
Bien que la mise en œuvre des nouvelles règles comporte plusieurs défis, les pays du Benelux y voient surtout des opportunités. En renforçant leur coopération, en partageant leurs connaissances et en investissant dans la formation et les technologies, ils souhaitent améliorer la détection de la fraude fiscale et renforcer la confiance dans le secteur des crypto‑actifs.
La conclusion est claire : seule une coopération transfrontalière permettra aux pouvoirs publics de suivre le rythme rapide de l’évolution des systèmes financiers numériques.