Benelux
15 Déc. 2025
Au Palais des Académies à Bruxelles, de nombreux décideurs, experts et diplomates se sont réunis hier pour un événement Benelux placé sous le signe du bilan et de la prospective. Sous la devise « Quo Vadis ? », le Secrétaire général Frans Weekers, accompagné de ses collègues les secrétaires généraux adjoints Jean-Claude Meyer et Michel Étienne Tilemans, a présenté les résultats de trois années de coopération intensive et esquissé les opportunités pour l’avenir.
Dans son discours, Frans Weekers a souligné que la Benelux, malgré sa taille modeste, continue de jouer un rôle pionnier en Europe. « Petite, mais influente. Petite, mais inspirante. Petite, mais puissante », a-t-il affirmé. Il a cité des réalisations concrètes telles que le Traité de Police Benelux, en vigueur depuis deux ans, qui constitue la base d’une approche commune intelligente, efficace et performante en matière de sécurité, permettant des patrouilles conjointes, des échanges d’informations et des interventions transfrontalières.
Sur le plan socio-économique, la Benelux progresse également. Ce matin, un nouveau traité a été adaopté pour lutter contre la fraude sociale et promouvoir des conditions de travail décentes. Par ailleurs, le traité multilatéral sur la reconnaissance automatique des diplômes prend de l’ampleur : après les pays baltes, la Pologne a rejoint l’initiative et d’autres États européens manifestent leur intérêt. « Cela ouvre des portes à la mobilité professionnelle et aux opportunités pour les nouvelles générations », a déclaré monsieur Weekers.
Le Secrétaire général a rappelé la position unique du Benelux au sein de l’UE : l’article 350 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne permet aux trois pays de coopérer plus rapidement et plus profondément que l’Union européenne elle-même. « Ce privilège, nous devons l’exploiter davantage », a-t-il insisté, en référence aux appels récents à renforcer le marché intérieur et à intensifier la coopération dans des domaines tels que l’énergie, les télécommunications et le rail.
Outre le bilan des succès, comme la célébration des 40 ans de Schengen, l’accent a été mis sur les nouveaux défis : la résilience, la mobilité militaire et la collaboration entre l’industrie de défense et les PME. Frans Weekers a également souligné l’ouverture du Benelux vers ses voisins, à travers une coopération officielle avec les Hauts-de-France et des liens étroits avec la Rhénanie-du-Nord–Westphalie.
L’événement, riche en interventions sur la sécurité, la durabilité et l’économie, a marqué la fin du mandat actuel du Collège des Secrétaires généraux. Le 1er janvier, le trio passera le relais à un nouveau Collège. « Si le Benelux n’existait pas aujourd’hui, nous l’inventerions sans hésitation », a conclu Frans Weekers.