Benelux
13 Oct. 2026
Plus de 120 participants du Benelux et des régions frontalières voisines de France et d’Allemagne ont échangé sur les moyens de renforcer la coopération en enseignement professionnelle pour faciliter la mobilité transfrontalière et répondre aux pénuries de main-d’œuvre.
Dans de nombreuses régions, les entreprises recherchent des travailleurs qualifiés, notamment dans les métiers techniques. Pourtant, des personnes possédant les compétences recherchées vivent parfois de l’autre côté de la frontière. Les différences entre les systèmes de formation peuvent toutefois compliquer l’accès à un emploi.
« Les marchés du travail ne s’arrêtent pas aux frontières », souligne Liesje Schreinemacher, secrétaire générale adjointe de l’Union Benelux. « Une pénurie de travailleurs qualifiés dans une région peut coexister avec des possibilités de formation ou des compétences disponibles à quelques kilomètres seulement. Nos régions frontalières disposent donc d’un potentiel considérable. »
Selon les chiffres évoqués lors du forum, près de 60 % des emplois dans l’Union européenne requièrent des qualifications techniques ou professionnelles. À l’échelle européenne, l’attention portée sur la reconnaissance et la transférabilité des compétences entre pays ne cesse de croître.
Solutions
Organisé le 13 octobre à Bruxelles, le Benelux+ Forum on Vocational Education and Skills a mis en lumière plusieurs initiatives concrètes dans la région. Par exemple, dans le secteur automobile, une coopération entre la Communauté germanophone de Belgique et des partenaires allemands permet à des élèves d’obtenir un double diplôme.
Les participants ont également souligné l’importance d’informations fiables sur les formations et les qualifications, ainsi que d’une coopération renforcée entre autorités publiques, entreprises et établissements de formation.
Le Benelux, un laboratoire pour l’Europe
Forts de leur expérience en matière de reconnaissance des qualifications, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg souhaitent poursuivre leurs efforts avec les régions frontalières voisines. L’objectif est de mieux faire connaître les solutions existantes, de tester de nouvelles approches et de faciliter l’accès à l’emploi au-delà des frontières.
À terme, chacun doit pouvoir valoriser plus facilement ses compétences et ses talents, quel que soit le pays dans lequel il souhaite apprendre ou travailler.